ACHAT — Transformer l’habitation
achat-habitation.org
Élections québécoises 2026
Plateforme d’engagement pour le logement à but non lucratif
L’ACHAT propose aux partis politiques un engagement fondateur : augmenter, d’ici 2050, à au moins 20 % la part du parc locatif québécois détenue par des organisations à but non lucratif et durablement soustraite au marché privé traditionnel.
Le Québec n’a pas à partir de zéro. Partout sur le territoire, des OBNL construisent, acquièrent et exploitent déjà des logements qui demeurent abordables. Chaque construction et chaque acquisition ajoutent un actif collectif qui ne retournera pas sur le marché privé traditionnel.
Ce que la cible représente
Selon des calculs effectués par l’ACHAT à partir des données de l’Institut de la statistique du Québec, avril 2025.
Le secteur est déjà à l’œuvre
Pourquoi 20 % ?
Dans le marché privé, le coût du logement augmente plus rapidement que les revenus et trop peu de logements demeurent abordables à long terme. Les interventions publiques, bien qu’essentielles, restent freinées par le sous-investissement, la hausse des coûts et les délais administratifs.
La crise frappe d’abord les ménages les plus vulnérables, mais elle se transforme désormais en crise de l’abordabilité : aînés, étudiants, jeunes travailleurs, familles et ménages de la classe moyenne ne parviennent plus à suivre le marché.
La croissance des loyers a dépassé celle des revenus, et les logements les moins chers demeurent les plus difficiles à trouver.
Source : SCHL, Rapport sur le marché locatif 2025.
La crise de l’offre est devenue une crise généralisée de l’abordabilité.
Il finance l’immeuble, son entretien et son exploitation, tandis que les surplus sont réinvestis dans la mission. Le loyer suit les coûts réels du bâtiment plutôt que sa valeur marchande.
La vocation abordable de l’immeuble n’est pas temporaire : il demeure détenu par un organisme à but non lucratif. Avec le temps, l’écart avec le marché privé peut ainsi se maintenir ou se creuser.
Augmentation du loyer réel et projeté de 2019 à 2050 pour les logements de deux chambres à coucher.
Source : données internes compilées par l’ACHAT et SCHL (Enquête sur les logements locatifs, consultée en mai 2025).
Source : Chaire Ivanhoé Cambridge de l’UQAM, portrait d’Interloge, 2025.
Les premiers logements étudiants d’UTILE ont ouvert en 2020 près du prix médian du marché. Comme leurs loyers ont ensuite augmenté moins rapidement que dans le secteur privé, ils comptent aujourd’hui parmi les moins chers du Plateau-Mont-Royal.
Source : L’actualité, « UTILE : amenez-en, des projets ! », 2025.
À Vienne, environ 40 % du parc résidentiel est détenu par la municipalité ou par des organisations à profit limité. À cette échelle, le secteur modère l’évolution des loyers privés bien au-delà de ses propres logements.
Comment on y arrive
La cible de 20 % doit devenir une trajectoire mesurable, financée et rendue publique dès le prochain mandat. Seize mesures détaillées composent cette feuille de route ; elles sont présentées intégralement dans la plateforme.
Protéger les plus vulnérables, élargir l’abordabilité.
Le soutien public ne peut être uniforme. Il doit être gradué selon le niveau d’abordabilité recherché et la capacité de payer des ménages, tout en garantissant que chaque logement financé publiquement demeure abordable de façon permanente.
Construire davantage, acquérir plus vite, préserver dans la durée.
La construction neuve ne suffit pas. Un fonds permanent d’acquisition, du foncier public mobilisé, des normes de construction équilibrées et des financements fédéraux débloqués permettraient de soustraire rapidement davantage de logements au marché privé traditionnel.
Mettre le capital et les terrains au service de l’abordabilité.
L’État ne peut financer seul le changement d’échelle. Un véhicule d’investissement collectif, l’équité immobilière des organismes et un allègement fiscal des acquisitions augmenteraient la portée de chaque dollar public investi.
Créer les conditions du changement d’échelle.
Des organisations gèrent aujourd’hui de grands parcs immobiliers, mais sont traitées un immeuble à la fois. Financer par portefeuille, reconnaître les opérateurs qualifiés et instaurer une Politique nationale de l’habitation avec un mécanisme de suivi indépendant ancreraient durablement la trajectoire.
Nos membres
L’ACHAT invite chaque parti politique à inscrire dans sa plateforme électorale la cible d’au moins 20 % de logements à but non lucratif d’ici 2050 et à s’engager, dès le prochain mandat, sur une trajectoire mesurable de construction, d’acquisition et de préservation.